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2025 : Bruit au travail, un risque toujours sous-estimé malgré des signaux alarmants...

  • ouest-acoustique
  • 30 avr.
  • 2 min de lecture

Chaque année, le baromètre de l’Association Nationale de l’Audition met en lumière un phénomène largement banalisé : le bruit au travail.

L’édition 2025 confirme une tendance inquiétante, où les nuisances sonores continuent de peser lourdement sur la qualité de vie et la santé des actifs.


Une gêne sonore toujours massive… mais en légère baisse

En 2025, 56 % des actifs déclarent être gênés par le bruit sur leur lieu de travail .Un chiffre élevé, mais en recul par rapport à 2024, où ils étaient 62 % à se dire gênés.

Cette baisse apparente ne doit pas masquer l’essentiel : plus d’un salarié sur deux reste exposé à des nuisances sonores régulières.


Des impacts sanitaires toujours aussi élevés

Si la gêne semble légèrement diminuer, ses conséquences, elles, restent très fortes.

En 2025 : 73 % des actifs déclarent au moins une répercussion sur leur santé (niveau strictement identique à 2024).


Les effets sont multiples : fatigue, stress, troubles de la concentration ou du sommeil.

Le bruit agit ici comme un facteur aggravant des risques psychosociaux.


Une dégradation des atteintes auditives

C’est sur le terrain auditif que l’évolution est la plus marquante.

En 2025, 52 % des actifs rapportent des répercussions auditives contre 49 % en 2024

Une progression qui confirme une aggravation des troubles liés au bruit.

Ces évolutions sont particulièrement préoccupantes : elles traduisent une installation progressive de troubles auditifs durables, et non plus seulement des gênes ponctuelles.


Une prévention qui progresse… sans être suffisante

Du côté des entreprises, la situation évolue peu.

En 2025, un actif sur deux déclare que son employeur a mis en place au moins une action de prévention. Un chiffre quasiment identique à 2024 (53 %) .

Cela signifie que près d’un salarié sur deux reste sans solution concrète face au bruit.


Les actions mises en place (protections auditives, aménagements, sensibilisation) existent, mais restent encore insuffisamment généralisées et parfois mal adaptées.


Le bruit au travail ne peut plus être considéré comme une simple nuisance.

Les données 2025 confirment qu’il s’agit d’un facteur de risque majeur, avec des conséquences durables sur la santé des actifs.


La priorité est claire : intégrer pleinement la santé auditive dans les politiques de prévention en entreprise, au même titre que les autres risques professionnels.


Pour lire le baromètre : cliquez ici

 
 
 

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